Cœur de ville : notre vision avec un projet d'aménagement
- 5 mars
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Dernière mise à jour : 9 mars
Début 2024 des habitants ont emménagé dans les nouveaux immeubles, situés près de l'école Jean Jaurès. Ces constructions constituent la phase 1 du projet Cœur de ville, lancé par l'actuelle municipalité, à partir de 2017, sur un projet voté en Conseil Municipal en 2014. Lors de ces derniers mois de campagne, nombre d'entre vous nous ont interpelés pour connaître notre position et notre projet d'aménagement au sujet de la 2e phase, en attente.
Un centre attractif et vivant
Discuter attablés sur une terrasse ombragée, flâner sur les berges naturelles des 3 rivières, partager des activités culturelles et de loisirs, intérieures et extérieures...
Depuis le laboratoire d'analyses médicales, en longeant le Rhodon, puis l'Yvette jusqu'au lavoir, nous avons imaginé ce lieu préservé comme un espace de convivialité et de rencontre.
Pour compléter l'offre culturelle nous envisageons l'implantation pérenne d'une école de musique ou d'une bibliothèque au sein de ce lieu de vie.
Une zone fragile à protéger
Par sa localisation, cet espace est à la fois un atout en raison du site naturel existant en plein centre-ville et une zone à ménager du fait de la convergence des rivières Rhodon, Yvette et Montabé, et des risques potentiels de débordements qui en découlent, en cas d’épisodes de crues de plus en plus fréquents.
Lors des inondations de mai 2016 et juin 2018, cette zone qui comportait des places de parking (sol imperméabilisé) et un ancien bâtiment (locaux EDF), avait été submergée depuis la rue des écoles jusqu’à la rue de la République. En octobre 2024, les 2 nouvelles inondations à 1 semaine d’intervalle ont envahi, en plus, les parkings et immeubles Cœur de ville, construits entre-temps.
Le phénomène d’aggravation des crues, lié au niveau de pluviométrie particulièrement élevé les mois qui ont précédé, a été renforcé par la présence de nouveaux bâtiments dont les sous-sols, à proximité immédiate de la nappe phréatique, ont fait obstacle à l’infiltration des eaux à la parcelle.
Des actions pour « prévenir plutôt que guérir »
La construction de ce nouveau quartier d’habitation, nommé « Cœur de ville », a été lancée en 2020. Il comporte 4 bâtiments (des logements, une crèche et un espace intergénérationnel) et des parkings souterrains sous l’ensemble de ces immeubles. En septembre 2021, le promoteur a reçu un arrêté préfectoral d’opposition à son opération en raison de la non-conformité du dossier Loi sur l’eau, initialement manquant, mais obligatoire en zone inondable, lors du dépôt de permis de construire.
Le 8 août 2022, l’arrêté préfectoral portant prescriptions spécifiques a autorisé officiellement la réalisation de cette opération avec des dispositions à respecter sur la gestion de l’eau, en phase de travaux et après, avec notamment les obligations liées à la compensation du volume pris à la crue (3 275m3). Ce qui n’est pas sans conséquence sur les terrains alentours. Afin d’apporter une solution à ces besoins de zones d’expansion, la municipalité a octroyé le jardin public et le parking du complexe sportif (cf article du Parisien de Novembre 2022).
Néanmoins, ces mesures se sont révélées insuffisantes lors des inondations de 2024.
Il est désormais plus que jamais indispensable d’étudier attentivement les solutions d’aménagement de la partie nommée « Phase 2 du cœur de ville ».
Pour ne pas aggraver les risques probables liés aux crues dans le futur, mieux vaut envisager uniquement des installations non enterrées, voire surélevées lorsqu’elles sont proches des berges et surtout des espaces libres de tout bâtiment, facilitant les rencontres et les activités de plein air. Enfin, sachant que ce centre-ville est un bien commun, nous envisageons une réflexion collective au sujet de l'aménagement de ce projet structurant.
Prévention des inondations en Ile de France
Pour élargir la connaissance sur le risque d'inondations dans la région Ile de France, la Cour des Comptes a produit un rapport et une synthèse en Novembre 2022, déclarant qu'il constitue un risque majeur insuffisamment pris en compte par les collectivités locales et la population.





